mercredi 14 octobre 2009

Quand ça veut pas...

Parce qu'il y a des fois, on a vraiment l'impression que le sort s'acharne!
Mutation, ou comment quitter une région que j'adore et, au passage, Sylvain!
Déménagement, ou comment passer deux semaines au milieu de cartons et ne toujours pas retrouver certaines chaussettes!
Ex-Propriétaire folle, ou comment devoir engager une procédure judiciaire pour récupérer une caution qui m'est dûe.
Salaire de rentrée, ou comment perdre 40€ alors que j'ai grimpé un échelon.
3ème 4, ou comment avoir envie de s'arracher les cheveux.
4ème 5, ou comment avoir envie de s'arracher le coeur et de le pendre au tableau avec les cheveux de la 3ème 4.
Accident de voiture, ou comment avoir même la trouille de traverser la rue en pleine journée, avec le petit bonhomme vert!
Courrier dans casier de prof, ou comment prévoir une inspection en moins d'une semaine après une semaine d'arrêt, elle-même causée par la ligne ci-dessus.
Discussion avec collègue, ou comment apprendre que la classe sympa avec laquelle je passe mon inspection, accueille un nouvel élève complètement taré!
Alors je ne sais pas ce que la vie me réserve comme cadeau, mais ça a intérêt d'être GRANDIOSE!!!

mercredi 7 octobre 2009

J'aurais pu...mais je n'ai pas...

Lundi matin, dans ma voiture, je pars pour le collège, je dois régler quelques petits soucis avant de prendre mes classes. Je peste contre ce sale temps : il fait froid, il pleut, il fait nuit, une fois encore, le soleil ne se lèvera pas de la journée alors que chez moi, il fait toujours 28° l'après-midi.
Sortie de l'A4, Ozoir la Ferrière. Quartier résidentiel, limité à 30, des dos d'ânes pour faire changer d'avis les rebelles. Un virage. Un deuxième virage.
Ce deuxième, je ne l'ai pas dépassé. Ma voiture a glissé, je me suis encastrée dans le camion qui arrivait en face. L'accident, les deux secondes de glissade, je ne m'en souviens pas. Les souvenirs me reviennent à partir de l'instant où je suis dehors, au milieu de la route, à comprendre que je ce que j'ai vu, c'était l'airbag qui se gonflait.
Quelques gouttes de pluie sur la route et pas même un instant pour que tout change.
L'assistance, la police, les pompiers, la dépanneuse, le garage, le taxi.
13H. Je suis chez moi, je pleure, il n'y a que cela à faire. Vivante mais en miettes. Je n'irai pas travailler. Pas le coeur d'affronter mes ados. Envie de rien et de tout à la fois. Pleurer, encore et encore.
Mardi matin. Réveil à 9H. J'ai mal. Mon corps fonctionne puisqu'il m'indique la douleur. Ma tête aussi, je réfléchis, mon coeur, tout fonctionne. Je ne peux plus pleurer, je n'ai plus de stock lachrymal. Envie de renaître. Je suis un peu morte la veille et aujourd'hui, c'est un printemps. Coiffeur, salon de beauté, massage, gommage. L'extérieur va aider l'intérieur à se réveiller. J'émerge. Un peu de ménage. Jouer avec le chien. Téléphoner. Entendre des voix que j'aime. Télé. Lecture.
La vie va repartir, peu à peu, tranquillement. "On est bien peu de chose". Tout aurait pu s'arrêter, pour toujours. La chance. Il paraît.

samedi 19 septembre 2009

Cool Home yeah

Un peu plus d'un mois, la vie commence à prendre un rythme, une routine qui rassure. De la route, des cartons, de la panique parfois mais aussi de bons moments.
Gare de Lyon, Gare de Marne la Vallée, Gare de Montpellier Saint-Roch...Avec Sylvain, sans Sylvain mais toujours avec le cartable de prof', plein de papiers mal rangés, de copies, de préparations...
Une 6e, une 5e, deux 3e et une heure en 4e...Environ 125 têtes différentes par semaine. LA majorité d'entre eux est agréable, quelques fortes têtes mais c'est la règle du jeu. Beaucoup de travail mais du plaisir, beaucoup de plaisir...Plaisir qui se tranforme en fatigue dès que je reprends le volant le soir. La nouvelle maison confortable est reposante et accueillante.
Une maison de profs, français-maths, collège-lycée sous le même toit : belle brochette!
Les choses avancent, se précisent.








jeudi 16 juillet 2009

"Non ce n'était pas le Radeau, de la Méduse ce bateau...







Une page se tourne, un livre se ferme, une nouvelle histoire commence. Deux ans ont passé. Deux années rythmées par des rencontres. Découvrir un nouveau lieu et apprendre de nouvelles personnes.



Chacun de notre côté, nous faisons nos bagages pour quitter ce qui a été la maison d'enfance de certains et la terre d'acceuil d'autres. Se dire au revoir, se souhaiter bon courage et bonne chance, des refrains que j'entends trop souvent en ce moment.



Il m'aura fallu beaucoup de soleil pour m'ouvrir à ces regards, ces mots, ces rires. Faire des rencontres, ce n'était pas bien difficile, il suffit d'écouter un peu. Mais se faire des amis, la tache est moins aisée. Et pourtant, ils sont là, dans ma tête, dans mes albums photos, dans mes pensées.



Chers collègues (puisqu'ici, les deux sens s'utilisent), vous me manquez déjà. Dans la galère de la préparation au concours et dans la gondole de la découverte de notre travail, nous avons ramé et pataugé ensemble. Et dans la dérive des années qui feront de nous de vieilles personnes, je continuerai à vous suivre.






Bonne route, bon chemin, bon avenir.

mercredi 1 juillet 2009

Perles de Brevet

Sujet : Ali a élevé l'enfant. Un journaliste, des années après, relate les faits.
Ecrivez l'article de journal.

En gros c'était ça. Un article de journal qui raconte comment l'adoption d'un bébé abandonné par un clochard alcoolique a transformé sa vie...
Trente-six copies, quelques mots, phrases, tournures qui font sourire!!
(Les erreurs d'orthographe sont recopiées volontairement.)
_ "L'adoptement"
_ "Il lui donna un nom : Janett (de manière à rendre un hommage à Mickaël Jakson qui est décédé six jours avant la découverte.)"
_ "Avant, il vivait pour boire et pour manger."
_ "A des quoite"
_ " Il suivai son beau homme de route"
_ "Il tient au bout de ses bras un véritable trésor si mignon mais si nu. Alors il comprend vite que c'est une fille."
_ "s'idrater de vin pour oublier sa misère"
_ "une petite nourrissonne"
_ "2 ou 3 ans plutart"
_ "la pauvre petite n'avait ni habits ni peluche"

samedi 23 mai 2009

La poésie fait des ravages...


Séquence 9 : Ovide, Les métamorphoses

J'avais demandé à mes bambins de se fournir l'édition Castor Poche des Métamorphoses. Ce recueil ne propose que 16 des récits, ce qui n'est pas mal pour une lecture à conduire tout seul. Et puis cela m'a permis d'avoir un sujet d'écriture assez drôle.
Je leur ai lu à haute voix une des Métamorphoses qui n'est pas présente dans leur livre : Apollon et Daphné. Ils devaient prendre des notes à propos de l'histoire qu'ils ont entendue bien des fois pour finalement reconstituer le récit avec leurs mots.
Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, tout commence par une dispute : Apollon se fout de Cupidon à cause de sa petite taille ; "genre, petit comme t'es, tu peux pas te servir de ton arc aussi bien que moi!" Le cher Angelot se venge (faut pas se moquer du p'tit trop longtemps non plus!) en décochant deux flèches : la première, en or, atteint Apollon et a le pouvoir de le faire tomber amoureux de la première Nénette qu'il rencontrera. Jusque là, rien de choquant, c'est son rôle à Cupidon! Oui mais voilà, il en décoche une seconde, en plomb qui elle, fait mourir l'amour chez la personne qu'elle traverse. Cette deuxième flèche traverse la bombasse de Delphes, Miss Daphné, fille du fleuve Pénée...
Du coup, elle devient une grande féministe, veut imiter Diane, la déesse de la chasse, détache ses cheveux pour devenir moche mais son côté sauvage la rend encore plus belle aux yeux d'Apollon qui, bien sûr, tombe raide dingue d'elle! (Tragédie, quand tu nous tiens!!)
Du coup, le dieu beau-gosse lui court après (au sens propre et au sens figuré), mais la nana, elle court vite aussi! Ils s'enfoncent dans la forêt, il la touche presque mais la Daphné, elle prie pour que son père la transforme pour être enfin tranquille et Papa Fleuve en fait une plante, le laurier. Apollon, trop dèg, cueille une branche et s'en fait un couronne.

Ce que j'ai oublié de dire, c'est que pendant la course, Apollon, il prie Daphné...Normal! Il fait tout pour la retenir!

Et bien, pour décrire ce passage, mon cher A. a écrit qu'Apollon récite des POEMES LUBRIQUES à Daphné pour la séduire....
Il a donc fallu que je mène mon enquête...
"Dis-moi A., qu'est-ce qu'un poème lubrique?
_ Ben...Je sais pas!
_ Pourtant, tu l'as écrit dans ta rédaction...
_ Ah oui! Mais euh...Je sais pas.
_ Alors, l'adjectif "lubrique" vient du nom "lubricité", est-ce que tu sais ce que c'est la lubricité?
_ Non.
_ Et bien la lubricité, c'est la luxure, cher ami!
_ Mais c'est vous qui avez parlé de ça!
_ ?????? (vite, Mémoire, fonctionne!)
_ Ben oui! Avec Orphée et sa lyre!
_ Aaaaah! LYRIQUE! La poésie lyrique!" (ouf, mon inconscient ne s'est pas exprimé pendant une séance!)

Bon, l'idée était bonne, mais le résultat, bien meilleur!!!

dimanche 10 mai 2009

Rock N' Roll

Un article sans grande poésie, juste un énorme coup de coeur cinématographique que je ne pouvais pas passer sous silence!

Avec une affiche comme ça, je ne pouvais pas faire autre chose que d'acheter ma place...Référence aux Beatles, à Good Morning Vietnam, un film anglais signé par un réalisateur que j'adore, un casting pas trop célèbre mais je m'en fous, y'a celui qui jouait le rockeur de mes deux dans Love Actually...Que du bon quoi!!

L'histoire est bizarre, même un peu légère : un jeune homme dans les 60's est envoyé par sa mère sur un bateau parce qu'il a été viré pour cause de tabac et de consomation de drogues et de tabac. Sauf que, quand il raconte ce renvoi à Quentin, le capitaine du bateau, au lieu de lui faire la morale, celui-ci le félicite et lui souhaite la bienvenue! Le jeunot, Carl de son petit nom a embarqué sur un radeau-radio-pirate, une chaîne qui émet, malgré l'époque et les moeurs, du Rock 24/24.

Alors des personnages plus givrés, défoncés, bourrés les uns que les autres ; des répliques directement issues d'un humour so British ; et forcément, une bande son à faire fondre tous les amoureux de Mick Jagger, de Paul, Ringo, George et John, de Cat Stevens et tous les autres!!

A ce propos, je tiens à savourer ma vengeance : un bon nombre d'entre vous riait quand, sur les bancs du lycée ou du collège, je disais me régaler de ces maîtres de la guitare et de la basse...Et aujourd'hui, quand je regarde les T-shirts de mes collégiense et lycéens, ce sont des pommes et des bouches tirant la langue que je vois! Et Toc!